Fév 6, 2012 | fabrice | D'un coup d'oeil, Portfolio | 0 | , , , ,

Item & Corpus, apprendre et se cultiver

Item & Corpus est né d’une rencontre entre un monsieur que nous
pourrions qualifier de vieux professeur de Français et Falhène
Productions, notre petite société Corse…

 

 

Une autre façon de préparer le Bac

Revenons au point de départ de cette aventure…
Notre professeur, Jean Ettori, est avant tout un passionné de pédagogie.
C’est sans doute un mélange d’amour de la langue française, de ses
mots et de ses belles histoires, mais aussi une bonne dose d’altruisme
et de curiosité qui l’ont amené à explorer les moyens de transmettre sa
passion et ses connaissances au plus grand nombre. Il a donc enseigné
en formation pour adultes, tant auprès de cadres, qu’en alphabétisation,
et surtout il a choisi de passer une trentaine d’années de sa carrière dans
un de ces lycées que l’on dit ‘sensibles’. Cette expérience du terrain l’a
conduit à imaginer les moyens d’atteindre des jeunes de plus en plus
récalcitrants à l’apprentissage de la langue, notamment de l’écrit…
Au départ, il s’agissait pour lui de créer un didacticiel destiné aux
professeurs et aux classes des lycées. Il intégrait l’étude de l’image et
du texte, dans un outil qui marquait définitivement la rupture avec les
manuels traditionnels qui n’ont plus un attrait suffisant pour toucher un
public qui doit, avant tout, être séduit pour apprendre. Le concept, déjà
très séduisant, allait cependant connaître quelques chambardements
avec notre passage…
Ayant passé plus d’années sur les bancs d’écoliers que de l’autre côté
de la barrière, nous allions y aller de notre grain de sel pour conduire le
projet vers une approche extrêmement visuelle, encore plus intégrée…
Premier constat : il nous semblait évident que tout ce nous avions pu,
de notre temps, apprendre à l’école manquait cruellement de vivant.
Comment comprendre l’histoire, ou les intentions d’un auteur, en
ayant guère plus que l’intuition de ce que pouvait être les grands noms
de son époque ou les dates de quelques batailles et massacres ? Au fil
des discutions, certaines vérités nous frappaient : jamais nous n’avions
ressenti cet héritage du passé et cette appartenance à une histoire, à une
culture. Petit à petit, l’intégration de différentes disciplines scolaires
(histoire, géographie, philosophie, français, histoire des sciences), déjà
ébauchée dans le projet de M. Ettori ne nous semblait plus seulement
évidente, mais aussi nécessaire. Cette conclusion allait directement se
nourrir de notre expérience de la presse magazine et nous conduire
directement au concept de « journal du siècle », qui viendrait compléter
une interface interactive, elle aussi enrichie, non seulement par son
ouverture aux autres matières, mais aussi par les supports explorés.

Nos questionnements, en matière d’accessibilité et de lisibilité (cf.
Ekllipse Totale), nous permirent d’élaborer rapidement une formule
s’appuyant sur la multiplication de rubriques variées explorant des
thèmes aussi évocateurs que possibles (depuis la mode jusqu’à la
botanique, en passant par les sciences, la cartographie ou les arts.)
En procédant par une accumulation d’anecdotes et de polémiques
d’actualité, nous obtenions un magazine facile à lire, divertissant et
toujours illustré. En picorant à son rythme, le lecteur pouvait réellement
s’imprégner d’une époque, de son quotidien, de ses moeurs, de ses
façons de penser… Éclairée ainsi, chaque étude de texte reprenait sa
valeur de témoignage historique, en même temps que son sens devenait
évident…
Par ailleurs, bien que cette influence semble plus insolite, nous étions
également marqués par l’apport de la bande dessinée. Ce média qui, par
excellence, a brisé les frontières classiques entre image et texte, nous
incitait à les repousser encore en intégrant le cinéma, l’animation et
l’apprentissage des codes de l’image dans l’interface interactive. Nous
allions ainsi au-devant d’une civilisation nourrie par l’image. Item et
Corpus était devenu un produit grand public, sans même que l’on s’en
aperçoive.
Bien évidemment, une partie des intentions de l’enseignant sont restées,
mais elles se sont peu à peu ouvertes en ciblant davantage l’élève et son
autonomie dans la démarche d’apprentissage. L’interface interactive
(en cours de développement) est à ce jour un moyen d’apprentissage
des matières littéraires, toujours inégalé et sans concurrent sérieux,
permettant à chacun d’acquérir des outils d’analyse de texte, et
d’image.
Mais au-delà du public des 400 000 candidats au bac chaque année (et
par extension, des 1,2 million de lycéens), Item et corpus propose le
double voyage, au travers du temps, et du sens, à quiconque veut tenter
l’aventure…
Les fascicules et le CD-ROM pourront décliner chacune des matières sus
citées, et ne devrait voir aucun problème à être adaptés au programme
des collèges. Par ailleurs, cette approche transversale de la culture,
mériterait sans doute également d’être adaptée aux langues étrangères
(voire aux programmes scolaires étrangers).


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